vendredi 25 novembre 2011

Pour l'ouverture du marché de l'électricité Tunisien à la concurrence

Jusqu’au début des années 60, le secteur de l’électricité en Tunisie était géré par des sociétés concessionnaires. Depuis 1962, l’Etat tunisien a nationalisé le secteur en créant le monopole de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) qu'est une entreprise publique intégrée à laquelle est confiée la mission de produire, de transporter et de distribuer l’électricité et le gaz au niveau de tout le territoire tunisien. Plus tard, pendant les années 1990, les instances publiques ont tenté de démonopoliser la production de l’électricité avec un cadre réglementaire pour l’octroi de concessions de production indépendante d’électricité basé sur une ouverture à la concurrence, mais tout en maintenant le statut d’acheteur unique de la STEG pour la production d’électricité. Ceci dit, le caractère concurrentiel du marché demeure encore très loin d’être acquis et reste relatif, puisque les textes réglementaires ne lèvent pas le monopole et que le consommateur final n’a toujours pas la possibilité de choisir son fournisseur.

Aujourd'hui, plusieurs enjeux se posent à ce secteur. La dépendance énergétique extérieure de la Tunisie, le besoin imminent de se convertir aux énergies renouvelables, le devoir de multiplier les offres d’électricité aux consommateurs, l'importance de la diversification du mix énergétique et la réduction des risques liés au recours massif aux énergies fossiles, et la nécessité de développer de l'énergie verte, forment des raisons fortes pour intégrer des investisseurs privés à ce marché. L’objectif principal est de satisfaire la demande et de faciliter la création d’un marché de l'électricité efficace et technologiquement performant. Notre appel consiste à inviter les instances publiques, par l'ouverture de ce marché à la concurrence, à investir dans les nouvelles technologies, à renouveler progressivement les installations de production pour un meilleur respect de l'environnement et à privilégier les offres vertes à base de sources d'énergies non fossiles (soleil, vent, biomasse, photovoltaïque, etc.).

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire