L'Agenda 21 local est un programme d'actions, définissant les objectifs et les moyens de mise en œuvre du développement durable du territoire. Il est élaboré par la mise en cohérence des objectifs de la collectivité et en concertation avec l'ensemble de ses acteurs socio-économiques. C'est un processus basé sur un diagnostic, qui va permettre d'établir un programme, lui-même périodiquement évalué selon une grille d'indicateurs, pour être éventuellement réorienté.
Avec la ratification du programme d’Action 21, mis en œuvre lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992 sous l’égide des Nations-Unis, La Tunisie a élaboré depuis son IXème Plan de Développement Économique et Social (1997-2001), un Agenda 21 National pour identifier et mesurer chaque secteur de développement et intégrer les préoccupations de l'environnement dans la planification et l'exécution des actualités de développement.
Cette politique mérite tout notre intérêt dans la mesure où l’Action 21 présente une initiative locale plus proche des habitants et où les municipalités sont également des acteurs à part entière de la mise en œuvre du développement durable. Ceci permet l’identification et la définition des besoins en développement au niveau régional et c'est à cette échelle que seront mis en œuvre les programmes de développement.
Les Agendas 21 locaux apportent une réponse concrète et immédiate aux défis environnementaux. C’est à ce titre qu’on est appelé à multiplier et à généraliser ces actions auprès des communes et des localités. Le défi pour les années à venir réside essentiellement dans la capacité de la Tunisie à élargir le champ de coopération de ses initiatives à un niveau sous-régional, régional et national. Ceci par la sensibilisation des populations aux questions d’éco-citoyenneté telles que les changements climatiques, la désertification, la préservation de la biodiversité.
La Tunisie initie aujourd’hui une cinquantaine d’«Agenda 21» locaux. Rien ne semble encore atteint, à ce niveau, puisqu’on compte toujours seulement 8 Agenda 21 considérés comme achevés. Un gros travail de concertation et de participation doit notamment être mis en avant avec tous les acteurs sociaux et la société civile en général pour multiplier ce genre d’action et cibler les programmes de développement qui requiert le plus, l’urgence des besoins qui se posent au niveau local.

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